roches, nature et paysage

Nouveau

26 èmes rencontres Géole – 2017 – du 6 au 9 avril 2017 à Aubenas (Ardèche)

Comment utiliser l’histoire des sciences en vulgarisation des sciences de la terre ?

« Quel endroit pourrait être mieux approprié pour des retrouvailles
entre géoliens qu’une cavité souterraine ?
C’est donc sous la surface de la magnifique Ardèche, à l’aven d’Orgnac,
que les membres de la section Géole de la SGF se sont rejoints
pour cette 26ème édition des Rencontres Géole, du 6 au 9 avril 2017.
Cette année, ce fut au tour de Maryse Aymes, fondatrice de l’association Clapas,
et de Georges Naud président de la Société Géologique de l’Ardèche, de concocter un programme
riche en émotion, avec comme thématique l’utilisation de l’histoire des sciences
pour la vulgarisation des sciences de la Terre.

Accueil à l’Aven d’Orgnac

Bien entendu, les géoliens ne sont pas restés quatre jours dans l’obscurité de la grotte !
La visite de l’aven d’Orgnac n’était que l’apéritif proposé en guise
d’introduction à la géologie ardéchoise.
Cela annonçait le meilleur pour la suite ! Vers 13h30, les cinquante participants se sont
donc engouffrés dans l’obscurité de l’aven, guidés par le géologue Philippe Barth
racontant avec passion l’histoire et la vie de la grotte.
C’est bien connu,
l’émerveillement est un puissant allié pour le médiateur scientifique,
et il faut bien avouer qu’il est difficile de rester insensible devant une telle œuvre de la nature.

Un grand merci à notre guide et au bel article que Orgnac
a fait passe dans le journal sur les rencontres géole

Les géoliens étant nombreux cette année, il a fallu diviser le groupe en deux
pour la suite du programme.
Un groupe est allé visiter “La Cité de la Préhistoire” en compagnie de Philippe Barth,
tandis que l’autre groupe a suivi Maryse Aymes, pour une courte randonnée découverte
(il s’agit d’une animation pour les scolaires nommée  » Les mystères du Bois de Ronze »)
qui amène à visiter le site archéologique de la Baume de Ronze
.

Un lieu improbable, qui recèle de nombreux secrets !
Géologiquement parlant, il s’agit d’un ancien aven
dont le toit s’est effondré, laissant le chemin libre à la végétation : c’est un aperçu
de ce que pourrait devenir l’aven d’Orgnac d’ici quelques millions d’années.
Petit havre de paix protégé par de hautes parois avec un immense abri sous roche,
c’est aussi un lieu que les Hommes du Néolithique utilisaient comme bergerie.
L’intérêt pédagogique de cet endroit à proximité de l’aven d’Orgnac en fait
un site de qualité pour les scolaires :
la mise en évidence des fumiers fossiles à travers les sphérolites
ainsi que les traces laissées par les habitats successifs en font un site de choix
pour s’initier à la démarche scientifique.

En parallèle de cet après-midi, les Géoparcs de France ont tenu leur assemblée générale
à la Maison du Parc de Jaujac. Le soir venu, les géoliens ont regagné leur centre d’hébergement
aux “Jardins intérieurs” à Saint-Privat, en bordure de l’Ardèche, tout à côté d’Aubenas.
En attendant le repas du soir, une présentation du label Géoparc mondial UNESCO,
en présence notamment du président des Géoparcs de France,
était proposée à ceux qui le souhaitaient.

Enfin, à l’issue du repas (qui fut, ce soir-là comme tous les autres, excellent),
l’histoire des sciences s’est invitée à travers une lettre de Voltaire
dans laquelle il traite les volcans de monticules et rappelle
que d’envoyer les dames en confesse ne protège ni des tremblements de terre
ni des chutes de météorites.

La soirée fut animée par Marie-Line Bardou, animatrice en astronomie
de l’association « Clair d’étoiles et Brin d’jardin » accompagnée de
Maryse Aymes
elle a donné une conférence sur la météorite de Juvinas.
Ce fut l’occasion ici de rentrer dans le vif du sujet de ces rencontres,
puisque cette conférence s’articulait particulièrement autour de l’histoire des sciences.

Les deux inséparables lors des ballades théâtralisées sur le site de la chuteOn peut voir un gros fragment dans l’exposition temporaires sur les météorites au muséum de Paris

Cet aérolithe s’est écrasé à Labastide de Juvinas en 1921 ; elle pesait 91 kg donc 36 kg seulement
sont actuellement au Museum de Paris. Cependant, si elle a fait grand bruit dans tous les sens du terme à l’époque elle reste aujourd’hui encore méconnue du grand public…
Mais voilà qu’elle revient dans l’actualité.
Juvinas fait en effet partie des météorites différenciées achondrites HED,
catégorie des Eucrites, dont le corps parent serait l’astéroïde Vesta.
En effet  la sonde Dawn,
en orbite autour de cet astéroïde de juillet 2011 à juillet 2012,
a contribué à une meilleure connaissance
de cette météorite, du Système solaire et de sa formation.
Cette soirée riche commença autour des textes d’archives relatant la chute
et la découverte de la météorite,
pour se poursuivre par une présentation de la classification des météorites et de leurs apports
à la connaissance de la formation du Système solaire. La soirée se termina bien entendu
sur les chutes récentes et l’opération vigie ciel.

Surprise, la coupe d’Aizac n’est pas une coupe géologique mais bien le nom d’un volcan
dont la cratère égueulé rappelle une Coupe… l’occasion de parler de la RTM en Ardèche.

Vendredi, ce fut la traditionnelle journée consacrée à l’utilisation du terrain
par les médiateurs en géologie,
à la découverte du géopatrimoine local. ! Emmenés par Maryse Aymes et Georges Naud,
les géoliens ont pu profiter d’une excellente journée sous le soleil, à la découverte des géosites
et panoramas emblématiques du Géoparc des Monts d’Ardèche.
Les géoliens n’étant pas encore habitués
au vocabulaire des géologues des lumières ardéchois, Faujas de Saint Fond
et Jean-Louis
Giraud-Soulavie,
le premier arrêt fut quelque peu surprenant
. En effet, se dirigeant vers la Coupe d’Aizac,
nombreux s’attendaient à observer une véritable coupe géologique dans le paysage,
tandis que quelques rares géoliens espéraient déjà boire un verre d’une boisson locale !
En fait, la coupe désigne le volcan par sa forme dans le paysage.
D’autres édifices volcaniques ayant façonné le territoire ont été approchés dans la journée,
après la Coupe d’Aizac, ce fut la Coupe de Jaujac et ses coulées,
la protrusion de lave visqueuse du Mont Gerbier de Jonc et le paysage des Sucs phonolitiques…


Les géoliens à Bourlalier

Pique-nique en extérieur à Bourlatier

Ainsi après Aizac, les Géoliens ont pris progressivement de l’altitude
pour rejoindre à 1 350 m d’altitude
la ferme seigneuriale de Bourlatier, datée de 1543.
Ce bâtiment est régulièrement enfoui sous les neiges hivernales,
mais par chance exceptionnellement en ce mois d’avril les géoliens ont pu pique-niquer dehors.
Outre l’intérêt historique et architectural du bâtiment, les matériaux choisis pour sa construction
donnent un bel aperçu de la géologie locale, avec par exemple des basaltes,
du trachyte ou encore du triffou,
roche conglomératique issue d’un phréatomagmatisme. Une animation matériaux et architecture qui reçoit régulièrement beaucoup de succès auprès du public familial.

Le bâti et ses matériaux étudiés sur toutes les coutures

Pour le dessert, les géoliens reprirent la route vers le Pays des Sucs avec un arrêt
au Mont Gerbier de Jonc,
officiellement reconnu comme la source de la Loire. En vérité, il n’y a pas qu’une seule source,
les premières gouttes de la Loire jaillissent en divers endroits avant de former un premier ruisseau.
Si le temps manquera aux géoliens pour gravir le Mont,
ils prendront tout de même quelques instants
pour un petit bœuf musical au son des phonolites !

Georges Naud présente la panorama sur les sucs

Pour en finir avec les phonolites c’est Emmanuelle Defive
maître de conférences à l’Université de Clermont-Ferrand, qui expliqua ses travaux de recherche
sur une curiosité géologique encore mal comprise, les rivières de pierres, ici celle du Pré du Bois.

Tout est dans le nom, et il faut reconnaitre que cela ressemble assez bien à ce que l’on imagine.
Elle « coule » la rivière, elle se déplace, mais d’où vient t- elle ? Où va-t-elle ?
Pas de corniche avoisinante, pas d’indice majeur dans le relief,
bref, une géomorphologie encore bien mystérieuse !
Un site de rêve à médiatiser auprès des publics scolaires qui l’adorent et bien sûr
au grand public amoureux de nature. Nous aurions aimé poursuivre par un atelier d’échanges
sur comment présenter ce phénomène au grand public ( du rêve à la réalité),
mais attendu à la maison du parc pour le bar à eaux minérales cela ne fut pas possible.
Notons que ce site a très largement inspiré par la suite des oeuvres créatives du soir.

Un névé immortalisé Géole 2017 à la rivière de pierres

Enfin, après un peu de route, les géoliens se sont arrêtés à proximité de la magnifique
coulée de Jaujac, offrant à voir ses trois parties au belvédère de Fabras :
ses orgues basaltiques de la vraie colonnade,
l’entablement et la fausse colonnade.

Dégustation des eaux au PNR

L’excursion s’est terminée à la Maison du Parc où nous attendait Lorraine Chenot,
présidente du Parc Naturel Régional des Monts d’Ardèche, pour une dégustation
des eaux minérales locales, comme « La Reine des Basaltes », « la Vernet »…
un bar à eaux, une animation très réussie
du PNR- Géoparc des Monts d’Ardèche.
Cela constitua un bon préambule
à la conférence du soir tenue par Georges Naud : « La Valse des eaux minérales ».

Arnaud Bérat présente les modalités de vote pour les œuvres réalisés
par les écoles pour le concours volcan

Un public nombreux et attentif

Reposés de leur excursion de la veille, les géoliens ont commencé tôt leur journée du samedi,
destinée aux différentes communications.
En effet, à Géole, chacun peut choisir d’intervenir pour présenter sa structure,
son travail, interroger les autres et partager son expérience.

C’est aussi le moyen d’avoir un retour constructif sur un projet,
et ainsi de pouvoir progresser et trouver de meilleures approches
pour diffuser les sciences de la Terre.
C’est une journée où les idées fusent, où chacun y gagne dans le partage.
Lorsqu’un géolien rentre chez lui après ces rencontres, il porte un élan et un espoir nouveau
et travaille de bon cœur pour franchir les obstacles qui se dressent devant lui.
Cette énergie, elle naît de la communauté que forme Géole,
ce groupe dispersé aux quatre coins de la France,
constitué d’individus parfois isolés mais qui œuvrent tous pour une même cause
qui leur tient à cœur et à laquelle ils ont souvent consacré leur vie :
la diffusion des sciences de la Terre.

Georges Naud présente les mines d’Ardèche et les ressources des archives départementales

Un public ami

Citons quelques moment fort de la journée : le suspense autour du microcodium,
ou de l’origine cachée de la dalle du dolmen de.la maison des améthystes,
la révision de l’histoire de l’évolution
des dinosaures ou l’histoire des contributeurs-trices à la dérive des continents
et à la tectonique des plaques.
Le clou de la journée fut sans conteste l’atelier apéritif « gouter la géologie » animé par Luc David :
enseigner la stratigraphie en racontant des contines et en empilant des lentilles et du riz,
fabriquer des plis et des failles avec des bonbons plats ou expliquer la karstification
avec des sucres… de quoi rêver !
C’est bien là une illustration de l’inventivité des géoliens plutôt prêts à tout
pour faire apprécier la géologie aux néophytes.

Avec Luc David des écologistes de l’Euzière ici la formation des plis.

L’après-midi s’est clôturée par l’Assemblée Générale de la section,
ce qui a permis de faire le point sur les activités de l’année passée ainsi que sur les projets à venir.
De plus, la section a connu un changement majeur puisque Jacques Avoine, Président de Géole-SGF
depuis plusieurs années, a passé le flambeau à Christophe Lansigu.

La journée s’est achevée par la traditionnelle soirée festive, où les géoliens
ont pu entre autres s’affronter dans un concours de mauvaise foi,
ce qui a notamment permis l’élaboration de théories particulièrement loufoques
quant à l’origine des rivières de pierres !

Découverte du totem géosite au col de Sarrasset

Et puis dimanche arriva. Pour cette dernière journée, ceux qui ne prenaient la route que l’après-midi
ont pu bénéficier d’une dernière randonnée matinale dans ce beau pays ardéchois.
Randonnée, oui, mais sur le sentier géologique « Entre mer et montagne »,
en référence à la chaine hercynienne et à la mer du Secondaire !
Ce sentier et son livret ont été réalisés par l’association Clapas
pour la mairie de Saint-Etienne-de-Boulogne, la signalétique était en cours de mise en place.
Une partie du livret est visible sur le lien suivant :
https://clapas07.wordpress.com/category/outils-pedagogiques/

Marche et découverte des paysages

Ainsi les derniers géoliens ont randonné du col de Sarrasset au col de l’Escrinet
à la découverte des curiosités géologiques, balayant du regard de magnifiques panoramas,
apercevant ici ou là quelques structures détaillées les jours précédents…
Un pique nique pour un dernier au revoir, bref,
une conclusion tout à fait appropriée à ces Rencontres Géole !

Découverte des roches et de la géologie : les basaltes du rocher de Gourdon

Basile Jabveneau ; Maryse Aymes

…………

A noter dans vos carnets les prochaines
rencontres Géole 2018  du 12 au 15 avril 2018 à Vers (Lot)

Le thème  « Le patrimoine géologique, de l’inventaire à la vulgarisation »

Comme à l’accoutumée, elles seront basées sur des échanges pour confronter
nos approches et nos cultures au service de la vulgarisation
des Sciences de la Terre, raison d’être de Géole,
partagée par le réseau mondial des Geoparks.

Questions de société liées aux ressources de la Terre, reconnaissance accrue des géopatrimoines,
évolution rapide des modes de communication, développement du géotourisme,
le paysage qui entoure les notions de patrimoine géologique et de sa vulgarisation évolue,
les enjeux et les approches également.
Il nous faut sans cesse questionner nos pratiques, améliorer nos réalisations,
nos interventions, renouveler nos discussions, développer de nouveaux partenariats.

Pour discuter de ces sujets et renforcer la dynamique
et l’efficience de la diffusion des Sciences de la Terre,
les XXVIIèmes rencontres Géole et les Géoparcs vous accueillent
du 12 au 15 avril 2018 dans les Causses du Quercy.

Organisateur :  Thierry Pelissier

 

Préprogramme :

L’après-midi du jeudi 12 avril réunion des représentants du Comité National
des Geoparcs de France.
En parallèle, une visite de la grotte préhistorique du Pech Merle sera proposée.

Le vendredi une excursion sur  la géologie régionale, sur le terrain
et à travers au moins un atelier pédagogique.
Le soir une conférence de Francis Duranthon sur le thème « Le patrimoine géologique,
de l’inventaire à la vulgarisation ».

Le samedi 14 sera consacré aux échanges autour de nos pratiques et réalisations.
Enfin l’assemblée générale de Géole suivie d’une soirée imprégnée de culture occitane.

Lors de la matinée du dimanche 15 avril,
la Plage aux ptérosaures nous dévoilera ses célèbres pistes et empreintes.

http://www.geosoc.fr/actualites/2018/ATT01190.pdf

Publicités

PROJETS EAUX ARDECHE CLAIRE et SYNDICAT CHASSEZAC

Dans le cadre d’un appel à projet sur un projet pédagogique sur l’eau,
porté par le Syndicat Ardèche Claire, nous sommes intervenus en 2017 sur plusieurs classes
et en particulier sur la classe de CE2, CM1, CM2 de l’école primaire de Voguë.
Au cours d’une séance d’immersion sur la confluence de l’Auzon et de l’Ardèche en mars,
les élèves ont pu réaliser un parcours d’observation sur la zone commune inondée
et repérer les laissées de crues ainsi que les traces d’animaux.

Sur une seconde intervention, réalisée non loin de l’école,
les élèves ont pu modéliser une rivière, de l’amont à l’aval, réaliser des aménagements
et faire pleuvoir pour voir ce qu’il se passe alors.

Enfin sur une troisième sortie, nous sommes partis sur un espace naturel sensible
et avons choisi une rivière de type intermittente afin de pouvoir faire des comparaisons avec la première sortie.
Dépaysement garanti pour ces élèves !

> la grande mare, un trou d’eau dans le cours intermittent du Granzon, stratotype du Berriasien

Au final, le bulletin de liaison du Syndicat Ardèche Claire du mois de juin est confectionné
pour l’essentiel avec des textes, photos, dessins, devinettes,
et réalisé par les élèves de toutes les classes participantes.

SORTIES 2017

…cliquez pour agrandir…

sorties Visites Sensibles 2016

Programme des prochaines sorties
VISITES SENSIBLES des ENS
pour le Conseil départemental de l’Ardèche

Samedi 25 juin
Une journée à la découverte du Tanargue

500 MA d’histoire sous vos pieds.
Avec Nicolas Grisolle AMM, en partenariat avec Clapas (M. Aymes, Géologue)
RDV 10h à la station de la Croix de Bauzon
Inscription auprès de Nicolas Grisolles au 06 64 21 28 08  – 2 €/personne

Mercredi 6 juillet
Entre bâti et géologie à la ferme de Bourlatier

Sortie gratuite, tarif réduit pour visiter la ferme (2,50 €)
Sortie organisée par le Syndicat Mixte de la Montagne Ardéchoise,
en partenariat avec Clapas (M. Aymes géologue)
dans le cadre des actions Espaces Naturels Sensibles du CG 07
Durée 2h30, environ

bourlatier 1 bourlatier 2

Samedi 10 septembre
De la tourbière au dominos

Le plateau d’est en ouest en traversant la tourbière.
Sortie découverte du plateau de Monselgues organisée par la Fage
et animée par Romain Lamontagne AMM, animateur nature en collaboration
avec une géologue de Clapas Maryse Aymes
RDV à 10h au gîte de la Fage avec un pique-nique
4 € adultes et 2 € de 11 à 16 ans
Inscription 06 18 96 74 84

13-06-22SGA_Montselgues63r_dominos

Samedi 21 mai
Pour MON PAYS MA FETE

Visite du sentier géologique de Naves, balade roches nature et paysage
organisée par Dimitri Moine AMM et animateur nature, et avec Maryse Aymes géologue.
RDV 13h30 au cimetière de Naves
Inscription et renseignements sur clapas@free.fr

Samedi 15 octobre
Balade dans le cadre des 40 ans
de la Société Géologique de l’Ardèche

RDV 10h à l’église de Saint-Etienne-de-Boulogne avec le pique-nique
A 18h30 conférence de Colette Véron sur les meules et moulins >
salle des Fêtes de Saint-Etienne-de-Boulogne.

Sur le même site sorties de demi journée :

Vendredi 3 juin
De Sarasset à l’Escrinet

avec l’Université Populaire Centre-Ardèche.
RDV 14h à L’Escrinet
Il reste quelques places.

Vendredi 10 juin

Le matin avec l’UP d’Aubenas : balade
L’après-midi : conférence de Franck Brechon au château de Saint-Michel-de-Boulogne

Classe volcan d’ Annonay

La classe volcan d’Annonay a eu beaucoup de chance avec la météo cette année.
Le 1er jour se déroule sur le plateau, sur le thème des sucs phonolitiques
avec Rolande Fayolle de Clapas, au Gerbier de Jonc le matin,
puis au suc de la Lauzière l’après-midi.

cl annonay suc lauzière 1Suc de la Lauzière

Les enseignants ont choisi de se restaurer et de loger à Sainte Eulalie au centre AEP
où Annick leur concocte toujours de copieux et excellent repas !

Le deuxième jour est consacré aux jeunes volcans d’Ardèche
avec le volcan de Cherchemuse et le lac d’Issarlès : après une matinée à la découverte des orchidées,
parisette et autre flore montagnarde, c’est la carrière de basalte qui retiendra toute l’attention des élèves.
Ils découvrent les bombes en fuseau et les enclaves de socle
ou de manteau ramonées dans la cheminée du volcan.

P1270331 P1270333Cherchemuse

Après un pique-nique ensoleillé sur la plage au bord du Lac,
c’est le secret du Lac qui se dévoile, lac de cratère, cratère de maar, tuf de maar, enfin, sont au menu.
Le troisième jour les professeurs EPS et SVT vont être mis à contribution
pour animer seuls une découverte du Mont Mézenc, suivi d’un déjeuner à St Clément,
d’une visite des éoliennes et de l’école du Vent, avant de s’en retourner vers Annonay.

classe annonay lac issarlès P1270316

Ce séjour, largement axé sur la nature et le volcanisme,
est un projet aidé dans le cadre des appels à projets Espace Naturel Sensible du Conseil Général de l’Ardèche.
L’association Clapas a pour habitude de relier la nature les roches les paysages
et l’homme lors de ces sorties, elle a donc toute sa place dans ce type de projet.

Un printemps pluvieux sur la montagne ardéchoise… Sortie scolaire

Un printemps pluvieux sur la montagne ardéchoise,
mais des élèves passionnés, un accueil chaleureux des locaux.

P1040277Les élèves et la ferme de la source de la Loire

Comme chaque année, l’association Clapas anime des journées de découvertes
des roches de la nature et des paysages sur la montagne ardéchoise ;
le Gerbier de Jonc et la Ferme de Loire sont une destination de choix.
En effet sur un espace réduit on peut découvrir :
l’architecture traditionnelle de la montagne avec la ferme de Loire
et sa magnifique toiture de lauze, les paysages de la ligne de partage des eaux,
la formation de la phonolite, la formation des dômes de laves visqueuses,
l’origine des sources de la Loire, mais aussi, en premier lieu,
un climat montagnard rude auquel les hommes la faune et la flore se sont adaptés.

Ainsi cette année Clapas et son animatrice Rolande Fayolle
ont reçu 3 collèges en voyage d’étude au pays des sucs :
le collège de Vals, le collège d’Annonay et le collège de Largentière.

P1040281La lauze de phonolithe comme toiture

P1040263Observation de la phonolite et d’où vient ce nom

P1040270Couchés sur la ligne de partage des eaux entre atlantique et méditerranée

Voici quelques infos du séjour du collège de Vals et de sa journée autour du Gerbier :

« Fin mai, les élèves de 6ème du Collège de Vals-les-Bains,
accompagnés de leur professeur Candice Roger ont pu découvrir
les particularités du plateau ardéchois et se mesurer aux conditions climatiques qui y règnent.
En effet, leurs activités de découverte (ascension du Mézenc et du Gerbier,
géologie et patrimoine au pied du Gerbier) se sont déroulées
dans des conditions quasi hivernales.
Cependant, après un déjeuner au chaud à Ste Eulalie,
l’après-midi fût consacrée à la découverte du lac d’Issarlès,
où un temps plus clément et l’apparition du soleil
a permis aux collégiens de bien terminer ce séjour.  »
Rolande Fayolle

P1040266Tout le monde joue

P1040265Un orchestre au pied du Gerbier